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PLAN
DE PAIX EN COTE D’IVOIRE
proposé
par
D.J.CI (Diaspora & Jeunesse de Côte d’Ivoire)
et
CUP-CI (Citoyens pour l’Unité
et la Paix en Côte d’Ivoire)
La Côte d’Ivoire, un
exemple de succès politique et économique en Afrique à une période
encore récente est en train d’être détruite par la
violence. La cause principale serait la politique de
l’exclusion, de l’intolérance qui a suivi la disparition du
président Felix Houphouët Boigny. Cette politique injuste
prive certains citoyens de leurs droits civiques et consacre
l’innégalité devant la loi. Ceci a mis à mal les valeurs de
tolérance ethnique, de paix et conduit au conflit armé qui
risque d’aboutir à la ruine sociale, politique et économique
du pays. Progressivement, la Côte d’Ivoire va à la faillite.
Cette situation préoccupe tout le continent et plus particulièrement,
la sous-région Ouest Africaine. Le flux de plus en plus
important des populations fuyant la guerre civile latente vers
les pays voisins risque de destabiliser ces réfuges de fortune
si aucune solution n’est trouvée dans l’immédiat. Ce
conflit lourd de conséquences fait planer de gros risques sur
l’ensemble de l’économie des pays de la région. Et,
certains spécialistes de craindre déjà une nouvelle dévaluation
du franc CFA, la monnaie commune dont la Côte d’Ivoire
manipule presque la moitié de la masse totale.
Le niveau de dégradation
de la situation se lit dans la gravité des mésures successives
(résolutions puis sanctions) adoptées ces deux dernières années
par le Conseil de Sécurité de l’ONU.
La poursuite du conflit
s’explique par la manipulation continue des groupes ethniques
les uns contre les autres par les dirigeants de la classe
politique au pouvoir et ceux de son opposition. Engagés, dans
une guerre sans fondement réel, ces dirigeants politiques
poursuivent le même objectif: la promotion de la haine ethno-réligieuse
pour continuer à jouer les premiers rôles. Ce conflit
constitue leur seul moyen de distraction des masses pour masquer
leur incompétence face aux vrais problèmes de société (le chômage,
la corruption, la pauvreté, le Sida, la criminalité, …).
Malheureusement, ces dirigeants politiques continuent de bénéficier
du support de miliers de jeunes souvent sous-informés, sans
travail, à l’avenir incertain, récrutés par chaque camp
pour faire la guerre,
leur seule source de
subsistance.
D.J.CI (Diaspora &
Jeunesse de Côte d’Ivoire) et CUP-CI (Citoyens pour l’Unité
& la Paix en Côte d’Ivoire) deux organisations impliquées
ni de près, ni de loin et non affiliées aux potentiels
profiteurs externes du conflit, proposent ce document comme une
solution possible et plus réaliste pour la résolution du
conflit. Notre approche a pour but d’encourager la discussion
menant à une meilleure formulation puis à l’adoption d’un
plan de paix qui pourrait restorer l’unité, la paix et la
prospérité en Côte d’Ivoire.
D.J.CI et CUP-CI
reconnaissent et remercient tous les efforts déployés par la
communauté internationale (UA, CEDEAO, ONU, UE, France, Etats
Unis, …) pour trouver une solution au conflit. Les dernières
initiatives engagées par le Conseil de Sécurité et le Sécrétaire
Général de l’ONU, l’Union Africaine et le président
Sud-Africain Thabo Mbéki, méritent un encouragement spécial.
Nous avons cependant des doutes sur le succès de tous ces
efforts diplomatiques du fait de la mauvaise foi et de
l’inconséquence des acteurs de la crise.
Citoyens ivoiriens,
libres de tout lien avec les différents groupes qui oeuvrent à
l’exploitation des populations plutôt que leur gestion démocratique;
nous pensons mieux comprendre les intentions et les agissements
des différents acteurs. Et, celà nous pousse à soutenir que
l’espoir de la communauté-internationale pour l’application
des accords de paix de Marcoussis et d’Accra III dans la paix
n’est pas réaliste. Le temps, nous situera. Les nombreux révirements
des acteurs politiques actuels ne nous permettent pas
d’envisager un processus de paix durable selon l’approche
diplomatique actuelle. Pour la paix dans notre pays, nous
proposons une approche plus inclusive, plus juste et réaliste.
Notre vision prend en compte les aspirations des différentes
communautés vivant sur le sol ivoirien et devrait conduire tout
le peuple à la paix recherchée.
L’objectif de D.J.CI
(Diaspora & Jeunesse de Côte d’Ivoire) et de CUP-CI (Citoyens
pour l’Unité & la Paix en Côte d’Ivoire), c’est de
mettre fin au conflit politico-militaire artificiellement entreténu,
puis de restorer la paix et l’unité nationale devant conduire
à un gouvernement démocratique, qui respecte les droits de
toutes les populations.
Cette proposition de
paix appèle tous les citoyens de Côte d’Ivoire à:
- rejeter
toutes les tentations de seccession,
- accepter
une nouvelle vision pour notre pays,
- soutenir
les idées défendues.
Notre proposition décrit
suffisamment et clairement la forme de gouvernement à mettre en
place dans les plus brefs delais pour restorer la stabilité du
pays.
Ce document présente la
démarche à suivre pour y parvenir:
1.
Large description de la forme de gouvernement proposé
par D.J.CI
2.
Identification des conditions de base pour le retour de
l’ordre minimum devant permettre la réalisation de cette
vision
3.
Proposition pour un gouvernement de transition composé
de compétences locales et de professionnels de la Diaspora
ivoiriennne en partenarait avec la communauté internationale
4.
Chronogramme d’exécution du plan de paix et
perspectives
Avant d’aborder chaque
étape sus-mentionnée, nous voudrions brièvement présenter
l’organisation Diaspora & Jeunesse de Côte d’Ivoire.
D.J.CI, vaste mouvement
de la société civile en Côte d’Ivoire et de la Diaspora
ivoirienne, est né pour:
(1)
mettre fin à la violence politique actuelle,
(2)
et éduquer la population sur les changements nécessaires
à effectuer pour une démocratisation capable d’assurer
l’unité nationale.
D.J.CI, dont le nombre
des membres ne cesse de croitre de façon
accelerée, a été créé sous l’impulsion de Mr
Modeste Gnamé Séri.
Bénéficiaires d’une
éducation multiculturelle qui enseigne la tolérance et
l’acceptation de l’autre, les initiateurs de ce mouvement ne
pouvaient rester impuissants devant la promotion de
l’injustice et des innégalités sociales entre les différentes
ethnies et réligions de Côte d’Ivoire par des hommes
politiques guidés exclusivement par leurs seuls interêts.
Tout citoyen attaché à
la paix, à la justice, à la tolérance ethno-réligieuse et à
la démocratie doit se joindre à la cause de D.J.CI.
1)
D.J.CI
et la gestion publique en Côte d’Ivoire
La vision de D.J.CI pour
la Côte d’Ivoire se caractérise par une démocratie et une
gouvernance inclusive, responsable et transparente qui consacre
le respect des lois. Le pragmatisme économique devra permettre
une meilleure coopération sous- régionale et internationale.
Nous sommes pour une gestion politique faisant la symbiose des
valeurs modernes et des valeurs démocratiques traditionnelles.
Notre modèle de gestion
propose:
a)
L’inclusion et la tolérance ethnique: Conscient
du caractère immigrationnel du peuplement de la CI et de la
participation active des immigrés dans le développement
social, culturel et économique du pays, Diaspora & Jeunesse
de Côte d’Ivoire propose une politique d’intégration
garantissant l’égalité des citoyens devant la loi.
b)
Autonomie régionale et fédérale: Compte ténu
des disparités ethniques, coutumières, réligieuses et èconomiques
entre les populations, D.J.CI pense que, offrir l’autonomie
aux cinq grandes régions géographiques du pays, pourrait
permettre de répondre efficacement aux besoins des populations
pour un dévéloppement national équilibré. Les régions
devront être définies dans le respect de l’intégrité des
communautés et de la souveraineté nationale. D.J.CI trouve
appropriée, l’idée d’une république fédérale de Côte
d’Ivoire. Cette forme de gestion décentralisée pourrait
contribuer à la bonne gouvernance. Le projet de fédération
pourrait être expérimenté pendant la période de transition
et conduire à une république fédérale en cas de succès.
c)
Valeurs traditionnelles: La gestion des conflits par la
politique de l’arbre à palabre. Cette pratique permet
d’inviter toutes les parties en conflit à la discussion
franche et sincère sous l’arbitrage d’un observateur non
partisan (le chef ou l’observateur étranger) pour la
manifestation de la vérité qui permettra d’éviter la répétition
des crises. Cette vieille approche de la résolution des
conflits dans nos sociétés traditionnelles anciennes a
longtemps permis d’affronter les épreuves de la vie sans faux
fuyant et de résoudre durablement les crises sociales. Pour
surmonter toutes les blessures engendrées par la crise
politique actuelle; nous pourrions nous inspirer de ces valeurs
de nos villages pour une réconciliation sincère. Ainsi la
confiance revenue; la participation des uns et des autres à la
reconstruction nationale ne sera qu’une simple formalité.
d)
L’éducation de l’ensemble des populations:
Aucune démocratie ne peut tenir longtemps debout si les
populations n’imposent pas aux élus, le respect de la
constitution du pays. C’est pouquoi, avant de se rendre aux
prochaines élections, les ivoiriens et toutes les autres
communautés vivant en Côte d’Ivoire auront besoin d’une
campagne intense d’information et d’éducation sur les
valeurs (droits et devoirs) qu’incarne la démocratie. Nous
sommes sans ignorer que depuis plus d’une décennie, la Côte
d’Ivoire est installée dans la violence et l’instabilité
politique. Cette situation a contribué à la descolarisation de
nombreux enfants en plus des orphelins du SIDA. Sans ressources
ni aide ou protection sociale; ces enfants ont été empêchés
de bénéficier d’une formation de base conduisant au premier
emploi ou à la création des PME-PMI. Ne dit-on pas qu’une
population qui ne sait que se bagarrer, ne peut créer une société
saine, paisible et productive?
Pour parvenir à la reprise économique; nous pensons,
qu’il est urgent de créer les conditions du retour de la paix.
Ceci devrait, d’une part, remettre les jeunes combattants au
travail et de l’autre, permettre à tous ceux qui veulent
poursuivre leurs études de le faire dans les meilleures
conditions possibles. La redynamisation de la societé et le
retour de l’espoir pour le peuple jeune de Côte d’Ivoire en
dépendent.
e)
Un engagement ferme pour le dédommagement des
victimes de la guerre: Les blessures de la guerre, au-delà
des morts, mutilités, blessés et handicapés à vie,
concernent également tous les traumatismes subis, qui, au fil
du temps ont des répercutions néfastes sur le physique, le
mental et le rendement des victimes. La haine engendrée par la
violence entre les uns et les autres devra également être
adressée. Pour dissiper les nombreuses rancoeurs, il faudra dédommager
tous ceux qui ont beaucoup ou tout perdu du fait de la guerre.
Pour une réconciliation sincère et durable, nous pourrions
nous inspirer également de l’exemple Sud-Africain.
f)
La rédaction d’une nouvelle constitution: Au
regard des conséquences graves de la politique de l’exclusion,
la rédaction d’une constitution consensuelle qui prône les
valeurs de la démocratie et du dialogue continu entre les
ivoiriens s’impose. Fédérer la CI devrait permettre
d’adresser et de satisfaire au mieux les besoins de chaque région
tout en garantissant le dévéloppement équilibré et la cohésion
de la nation.
g)
Une économie solide: La Côte d’Ivoire, pays côtier,
aux immenses richesses naturelles avec une main-d’oeuvre
qualifiée, réunit tous les facteurs nécessaires pour assurer
la reprise économique. Pour le réaliser, nous devons tous
travailler au rétablissement immédiat de la paix. Nous devons
empêcher les politiciens de profiter seuls des richesses
nationales. Nous pouvons éradiquer la corruption au moyen de
lois justes et impersonnelles. Veiller à l’application et au
respect de ces lois, devrait rassurer les investisseurs
nationaux et attirer plus de capitaux étrangers indispensables
au dévéloppement du pays.
2)
Conditions
à satisfaire pour la réalisation du plan de paix
Pour arriver à la paix
selon la vision de D.J.CI, plusieurs conditions devront être
satisfaites dont quatre ont rétenu notre attention:
a)
le besoin de changement des dirigeants;
b)
le besoin d’une coopération internationale de maintien
de la paix;
c)
le besoin de stabilité et de dévéloppement économique;
d)
le besoin de patience dans le processus de
reconstruction.
a)
Le besoin de nouveaux dirigeants
Les graves conséquences
de la crise politique, nous amènent à soutenir qu’il est
impossible de construire un processus de paix durable avec la
classe politique actuelle:
·
Le président
Gbagbo Laurent fait preuve de manque de vision, dans la
gestion du pays. Son équipe et lui ont clairement démontré à
plusieurs reprises leur nette opposition au processus de paix
(non respect des accords de paix et violation des droits de
l’homme). Ensemble, ils ont amplifié le débat identitaire véhiculé
par le concept de l’ivoirité. Cela a mis en péril la survie
de toute la nation.
·
Mr Alassane
Dramane Ouattara et les dirigeants des Forces Nouvelles (la rébellion).
Pour avoir cédé à la violence pour exclusion politique, lui
et son parti ne peuvent prétendre gérer l’ensemble du pays
dans la paix. Au regard des nombreux révirements face au
processus de DDR (démobilisation, désarmement et regroupement),
aux violations des droits de l’homme qui leur sont imputables
et leur réfus catégorique de réunification du pays; ils ont
fini par convaincre toutes les populations de leur aversion pour
l’impatience et la violence. Tous ces faits poussent les uns
et les autres à
s’interroger sur la sincérité de leur slogan <vivre
ensemble>.
·
L’ex-président
Henri Konan Bédié, principal instigateur de la politique
d’exclusion et de catégorisation des citoyens, doit être ténu
directement responsable de toutes les dérives suvenues dans le
pays suite à l’introduction du concept de l’ivoirité dans
la vie politique nationale.
Aucun de ces trois
dirigeants n’a jusque-là démontré son engagement ferme pour
la pleine et entière application des accords de paix signés à
Linas Marcoussis (France) puis à Accra (Ghana) en présence des
représentants de la communauté internationale.
Après plus de 2 ans de
pourparlers; la paix continue de s’éloigner de la Côte
d’Ivoire du fait de sa classe politique dont les motivations
ne dépassent pas le cadre strictement personnel et clanique.
Des consultations des
populations pour recueillir leur vision de la paix, il ressort
que l’élite politique ivoirienne a échoué dans son
ensemble. Les conclusions démontrent que les ivoiriens dans
leur grande majorité supporteraient l’idée d’une
transition politique responsable, dirigée par une équipe non
impliquée dans le conflit et capable d’effectuer tous les
changements nécessaires en profondeur pour le retour de la paix.
b)
La nécessité d’une mission-internationale de maintien de la paix
Pour résoudre
durablement la crise actuelle, il est impératif d’opérer
tous les changements qui s’imposent. Du fait de l’importance
des frustrations, des souffrances, des destructions et de la
haine causées par plus d’une décennie de violence, D.J.CI
pense que le conflit ivoirien a atteint et dépassé le seuil de
tolérance. Rêver à une réconciliation véritable sans
l’arbitrage de la communauté-internationale serait utopique.
Sans cette assistance, nous sommes presque certains
d’une guerre civile très dévastatrice, risquant de provoquer
l’intervention de forces militaires extérieures, en guise de
protection de leurs ressortissants. Ceci pourrait déboucher sur
l’embrasement de toute la sous région.
L’Organisation des
Nations Unies nous semble la mieux appropriée pour coordonner
et réussir cette mission.
Afin d’améliorer les
relations entre toutes les forces de paix présentes en Côte
d’Ivoire:
- d’avec les
populations d’une part
-
et de garantir leur impartialité vis-à vis des forces
ivoiriennes belligérantes de l’autre; D.J.CI souhaiterait que,
toutes ces forces de maintien de la paix, acceptent de
travailler sous le commandement de l’ONU.
Cette augmentation systématique des forces onusiennes
auxquelles il faudra donner un mandat plus large pourrait
contribuer à réduire l’insécurité et rétablir l’ordre
public.
D.J.CI
soutient les résolutions 1527 (2004) relatives au renforcement
du mandat des troupes de l’ONU en Côte d’Ivoire et 1572
(2004) concernant les sanctions à imposer aux ennémis de la
paix.
L’expérience de
resolution de certains conflits enseigne que l’interposition
des troupes de la paix entre les belligérants n’est que le début
d’un long processus de retour à la normalité. Pour être
efficace, la reconstruction de la nation devra également tenir
compte:
- de l’éducation
civique,
- de la réconciliation
nationale,
- et de l’application
du programme de DDRRS (Désarmement, Démobilisation,
Regroupement et Réinsertion Sociale) des combattants.
Bien qu’indispensables,
ces quelques critères indiqués ci-avant ne sauraient suffir.
Les dommages causés à
notre société et aux institutions de l’Etat sont énormes.
Pour
réussir le travail de réhabilitation des institutions de
l’Etat et de reconstruction de notre économie, nous devons
accepter la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale,
responsable devant le Conseil de Sécurité de l’ONU. Cette équipe
composée de compétences locales et de professionnels ivoiriens
exerçant à l’étranger devra jouir d’une bonne moralité.
Sans aucun complexe d’interruption de souveraineté, ce
gouvernement de transition devrait asseoir les fondements de la
bonne gouvernance.
c)
Le besoin de stabilité pour le dévéloppement économique
Historiquement fertile
et riche en ressources naturelles, la Côte d’Ivoire tire
l’essentiel de son dévéloppement économique de
l’exportation des produits agricoles. Avec le retour de la
paix et de la stabilité, il n’y a pas de raison de ne pas
croire au retour de la prospérité. Mais pour y parvenir, nous
devons restaurer le climat de confiance d’atant, être plus
hospitaliers pour faire de la Côte d’Ivoire, notre pays; la
première destination des anciens et nouveaux investisseurs étrangers
dans la région. Nous devons adopter également de nouvelles
lois garantissant, la sécurité et la bonne gouvernance, puis
mettre en place un appareil administratif et une bureaucratie
efficaces sans oublier d’opter pour une politique fiscale
souple et incitative.
Par ailleurs, nous
devons nous assurer que la politique gouvernementale permette la
coopération économique sous-régionale et internationale tout
en favorisant une activité économique souténue qui tienne
compte de l’environnement et contribue au dévéloppement
social. Ne dit-on pas qu’il n’y a de richesses que d’Homme?
En ces temps difficiles,
il est important d’accorder une attention particulière à la
réintégration sociale de tous les combattants actuels et
potentiels. Nous devons tous admettre que, ces jeunes gens ont
été souvent enrolés de force et contraints à la violence par
des politiciens avides de pouvoir, égoistes et foncièrement
manipulateurs. Ils les ont privé de leur droit à l’éducation
qu’il faudra leur restituer dès que possible. Tous ces jeunes
ont leur place dans la renaissance de la nation. Il est donc
crucial que nous prévoyions les moyens nécessaires à leur réinsertion
sociale. La jeunesse devrait être le moteur du dévéloppement
de toute nation sérieuse et ambitieuse.
d)
La prudence dans le processus de reconstruction
Ce document a dejà mis
en relief les conditions de base à réunir pour l’application
de notre vision. Fort heureusement, la répétition est pédagogique.
Pour assuer un dévéloppement
souténu à la Côte d’Ivoire, il est impératif de mettre en
place des institutions républicaines fortes basées sur les
valeurs de la démocratie. Toutes les substitutions et
tentatives superficielles (sans véritables changements en
profondeur) sont vouées à l’échec. Nous devons clairement
faire comprendre aux bienfaiteurs extérieurs, c’est à dire
la Communauté Internationale que les couts d’une Côte
d’Ivoire destabilisée et embrasée sur plusieurs années (élections
précipitées dans un pays profondement divisé) seront de loin
supérieurs à ceux à engager sur le cours-terme pour désamorcer
la bombe sociale-latente.
Avec une assistance adéquate,
les perspectives de succès de la mission de l’ONU en Côte
d’Ivoire sont excellentes. Historiquement ouverte, tolérante
et fraternelle vis-à-vis des travailleurs immigrés jusqu’à
une date récente ou les populations ont été incitée à la
haine et à la violence ethnique; la Côte d’Ivoire était une
terre d’hospitalité pour les immigrés africains, européens
et asiatiques. Ces communautés établies dépuis plusieurs décennies,
dont certains membres sont dévenus des bi- nationaux, ont aidé
à faire de l’économie ivoirienne, la plus dynamique de la
sous-région de par leur travail et leur esprit d’entreprise.
Avec tous ces atouts réels; nous pensons que le succès
ivoirien peut se repêter à nouveau et s’intensifier.
Réaliser la vision
ci-avant présentée et satisfaire les besoins de la cause
recommande une stratégie en deux phases:
(1)
Une force internationale d’intervention pour le
renforcement du processus de paix
et
(2)
La mise en place d’un gouvernement de transition de
technocrates pour la réconciliation et la reconstruction du
pays.
Le reste de ce document
expose la structure du gouvernement de transition selon la
vision de D.J.CI et exprime les étapes à suivre pour y
parvenir.
3)
Un
gouvernement de transition pour la Côte d’Ivoire
D.J.CI
recommande la formation d’un gouvernement de transition composé
de compétences locales et d’ivoiriens exerçant à l’étranger
sans aucune discrimination réligieuse, ethnique ou d’origine.
Ces nationaux modérés et non impliqués dans la tragédie,
travailleront en partenariat avec l’ONU. Ce partenariat de
transition ne devra pas prendre plus longtemps que nécessaire
pour la mise en place d’un gouvernement fort, libre, et démocratique.
Quant à la
consolidation de la paix, elle pourrait être confiée à
l’eventuelle Commission
de Consolidation de la Paix dont la création a été recommandée en décembre 2004 aux Nations Unies par le Groupe de
Personnalités de Haut Niveau sur les Menaces, les Defis et le
Changement.
Comme annoncé plus
haut, le gouvernement de transition de Côte d’Ivoire (GT-CI)
devra identifier 5 grandes régions (Nord, Centre, Sud, Est et
Ouest) du pays. Cette nouvelle forme d’organisation devra
prendre en compte les us, coutumes et besoins des populations
pour un dévéloppement économique et social décentralisé qui
ne devra nullement remettre en cause l’intégrité
territoriale. Dès la mise en place d’un tel système de
gestion, les spécialistes devront immédiatement travailler à
l’adoption d’un gouvernement fédéral à soumettre à
l’approbation de tous les citoyens en cas de succès, lors du
vote de la nouvelle constitution consensuelle.
Le gouvernement de
transition devra être composé de:
·
Un Présidium: Organe suprême d’autorité
approuvé par le Conseil de Sécurité de l’ONU.
·
Cabinets ministériels: en nombre limité; ils
devront être gérés par une équipe de technocrates.
·
La législature: Pendant la transition, le
gouvernement sera conseillé sur le plan législatif par un
Conseil National nommé par le présidium et composé de
professionnels ivoiriens, compétents et jouissant d’une bonne
moralité. A la fin de la campagne d’éducation civique et de
formation conduisant à l’adoption de la nouvelle
constitution; des élections législatives devront être organisées
dans les meilleurs délais pour accompagner la transition au cas
où elle devrait être prolongée.
·
L’appareil judiciaire: Pour lutter efficacement
contre la corruption et le militantisme politico-tribal en cours
dans ce secteur, une restructuration s’impose. Le présidium
devra nommer des juges ivoiriens aux compétences et intégrité
prouvées. L’assainissement de l’appareil judiciaire
ivoirien sera indispensable pour la bonne marche du processus de
réconciliation et de reconstruction.
·
La bureaucratie: l’essentiel du personnel de la
fonction publique devra être mainténu pour faciliter la
transition politique à tous les niveaux de l’admnistration.
Toutefois, certaines positions clefs pourraient faire l’objet
de réaménagement.
·
L’armée (Les Forces de Défense et de Sécurité):
Sous l’autorité du présidium et l’assistance d’experts
internationaux, l’ensemble des FDS ivoiriennes devront être
restructurées.
Pour
permettre au processus de démocratisation de la Côte
d’Ivoire, de connaitre un succès réel; nous aurons besoin de
beaucoup de patience, d’assistance financière et d’un
engagement ferme de la communauté internationale. La période
de transition devra être relativement longue pour permettre au
gouvernement de transition, de mettre en place les fondements de
l’Etat de droit pour une reconstruction réussie. Nous sommes
persuadés qu’une fois la confiance retrouvée et les
investisseurs rassurés, l’exploitation des richesses du pays
devrait permettre à la Côte d’Ivoire de faire face à ses
besoins de trésorerie et de successivement se passer de
l’aide internationale dont elle a grand besoin à présent.
Tous les efforts devront obligatoirement être déployés pour
minimiser les dépenses.
4)
Les
étapes à suivre pour le retour de la paix
1.
L’application stricte de la résolution 1572 du conseil
de sécurité de l’ONU:
a.
Appliquer avec rigueur à tous les belligérants,
l’embargo de 13 mois imposé sur les armes et les produits dérivés.
b.
Interdiction de voyager hors du pays à toutes les
personnes identifiées comme opposées à l’application des
différents accords de paix et gèle de leurs avoirs à l’étranger
comme stipulé dans le paragraphe 14 de la résolution.
Ces sanctions pour être
justes, efficaces et acceptées de tous, devront s’appliquer
à tous les acteurs directs du conflit c’est à dire aussi
bien aux membres du gouvernement actuel, aux dirigeants de la
rebellion qu’aux responsables de l’opposition et des forces
parallelles (milices).
2.
Augmenter le nombre des forces de l’ONU. Mettre
sous-commandement de l’ONU, toutes les forces de paix en Côte
d’Ivoire.
Inviter
solennellement à la retraite politique les principaux acteurs
du conflit afin de sauver la Côte d’Ivoire, notre pays à
tous, d’une guerre civile généralisée.
3.
Conduire une campagne nationale d’information pour
sensibiliser la population sur la nécessité du gouvernement de
transition. La participation active de certains dirigeants modérés
de l’actuelle classe politique dans le processus de
reconstruction sera indispensable.
a.
Tenir une conférence des dirigeants des principales
organisations de jeunes et de la société civile. Analyser la
crise actuelle et proposer des solutions prenant en compte la nécessité
de la mise en place d’un gouvernement de transition faisant la
promotion de nouvelles compétences nationales.
b.
Lancer une campagne intense de 3 mois sur l’ensemble du
territoire national pour expliquer et situer la responsabilité
des principaux acteurs de la crise.
4.
Avec une opinion nationale favorable à la démission du
président Gbagbo, à la retraite politique de l’ex président
Henri Konan Bédié et de l’ancien premier ministre Alassane
Ouattara, mettre en place un gouvernement de transition.
5.
Le gouvernement de transition approuvé par le Conseil de
Sécurité de l’ONU aura une durée initiale de deux ans
renouvelables si nécessaire.
6.
Définir et rendre opérationnel tous les départements
et institutions du gouvernement de transition.
a.
Engager des activités et des campagnes intenses de réconciliation
nationale.
b.
Identifier les besoins, définir des programmes d’éducation,
mettre en place des structures de micro-crédits pour le
financement de nouveaux projets pour assurer la reintégration-réinsertion
des jeunes.
c.
D’importants efforts devront être déployés pour
assurer la bonne gouvernance dans tous les départements
publics.
d.
Améliorer les conditions de base pour la santé publique
et l’éducation nationale (Réhabilitation et équipement des
établissements scolaires et hospitaliers).
e.
Promouvoir l’investissement privé national et
international pour relancer le dévéloppement économique.
f.
Mettre sur pied des programmes intenses d’éducation
civique sur l’ensemble du territoire.
7.
Organiser les élections pour des assemblées
consultatives au niveau central et régional pour sièger
pendant la transition.
8.
Nommer une commission pour la confection d’une nouvelle
Constitution qui réflète les aspirations profondes de la
grande majorité des ivoiriens. La nouvelle loi fondamentale
devra affirmer avec force: les valeurs de tolérance, d’intégration,
et de la promotion des droits de l’homme.
9.
Organiser un référendum sur l’ensemble du pays pour
adopter la nouvelle constitution.
10.
Organiser les élections comme stipulé par la nouvelle
constitution
11.
Transférer le pouvoir au nouveau gouvernement démocratiquement
élu.
Document
établi en Décembre 2004
Par la Direction de D.J.CI et CUP-CI.
P.O.
le Président Modeste G. Seri
Tel/Fax:
212-283-8660
Email: movdjci@aol.com
ou cupci1@aol.com
P.O. Box 1001
New York, NY 10027
U.S.A
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