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COMPTE
RENDU DE LA VISITE DES REPRESENTANTS DE DJ-CI AUX MEMBRES DU
CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU
Du
14 au 28 Juin 2006 à New York
Les
élections en Côte d’Ivoire ne peuvent avoir lieu dans le délai
prescrit par la Résolution 1633 de l’ONU.
Monsieur Modeste Gname Seri, Président
de DJ-CI (Diaspora et Jeunesse de Côte d’Ivoire) a exprimé
ses inquiétudes à l’issue des consultations des deux dernières
semaines conduites par les Représentants de son Organisation
auprès des diplomates des Etats membres du Conseil de Sécurité
de l’ONU en charge du dossier ivoirien.
De ces consultations,
il ressort que la majorité des membres du Conseil de Sécurité
croit de moins en moins en l’organisation des élections sans
violence en Côte d’Ivoire dans le délai prescrit par la Résolution
1633. DJCI partage également cette position. Notre divergence
se trouve cependant, dans le délai nécessaire pour la réussite
du processus de réconciliation nationale qui exige
·
le désarmement,
·
la réunification du territoire,
·
l’identification des populations et
·
l’organisation d’élections justes et transparentes.
Pour DJCI, le retour d’une paix
durable exige des campagnes de sensibilisation et d’éducation
civique. Hors mis cette approche, les élections prochaines ne
pourront constituer une étape importante vers une alternance
politique sans violence. Nous risquons de connaître la même
situation de résurgence de la violence dans les Etats fragiles
ou en faillite comme l’atteste l’actualité au Timor de
l’Est. Pour éviter la rwandisation du pays au
soir de la date prescrite, il convient d’envisager des
propositions de paix» a dit M. Gname Seri.
Accueilli favorablement par la population ivoirienne et
soutenu par les partenaires au développement, la proposition de
paix de DJ-CI a été longtemps promue et consignée dans un
document intiltulé « Plan
de Paix » (voir www.cwps.org), véritable
pacte entre la
jeunesse et les populations ivoiriennes. Cette proposition de
sortie de crise invite à la mise en place d’un gouvernement
de transition soutenu par la communauté internationale et
faisant la promotion de nouvelles compétences ivoiriennes non-violentes,
non partisanes et soucieuses du respect des droits de l’Homme.
Ce gouvernement de technocrates non impliqués dans le conflit
va travailler au retour de la confiance synonyme d’une paix
durable dans le pays.
«Malgré notre convergence de vue
avec plusieurs membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, nous
sommes sérieusement préoccupés par le maintien du délai du
30 Octobre 2006 par certains d’entre eux. Nous voudrions
insister auprès de ces Missions diplomatiques pour dire que la
précipitation dans la ténue des élections en Côte d’Ivoire
risque d’être plus coûteuse sur le long terme», a ajouté
Mr Seri.
Le Président de DJCI est également
satisfait d’apprendre que le choix du Premier Ministre Charles
Konan Banny a démontré, qu’au-delà des politiciens
classiques, la Côte d’Ivoire possédait des intelligences et
des professionnels soucieux des droits humains, capables
d’objectivité, de neutralité et d’efficacité dans la
gestion du conflit. «Le gouvernement de transition que nous
proposons au-delà de celui présentement en fonction, devra être
composé de professionnels ivoiriens dont la compétence, la
neutralité et la bonne moralité sont clairement établies. Ce
type de personnes dévouées à la cause nationale plutôt que
la défense des intérêts égoïstes existe bien dans ce pays»
a commenté Mr Seri.
«Pour sauver la Côte d’Ivoire du
chaos entretenu par les protagonistes de la crise sociopolitique
à la fin de la gouvernance actuelle, c'est-à-dire fin
d’Octobre 2006, l’ensemble des communautés vivant sur cette
terre de l’hospitalité devrait se joindre à nous pour
reconnaître l’échec des signataires des Accords de Linas
Marcoussis et exiger la mise en place d’une nouvelle
administration dont les acteurs ne sont impliqués ni de près,
ni de loin dans le conflit. Ce gouvernement de technocrates
soutenu par une population ivoirienne exténuée par plus
d’une décennie de manipulations politiques doit avoir la
caution de la communauté internationale comme le propose DJCI
depuis plusieurs mois déjà. Bafoué, humilié et meurtri, le
peuple ivoirien lance ce cri de chœur au quotidien :
″quatre ans de souffrance extrême, ça suffit. Nous
voulons un réel changement dans la manière de gérer notre
pays pour une meilleure égalité des chances″ a
poursuivi Mr Seri qui n’a pas manqué d’exprimer l’espoir
de DJCI de voir prises des décisions courageuses pour une
gestion réussie de l’après 30 Octobre 2006. L’Union
Africaine, la CEDEAO et le Conseil de Sécurité des Nations
Unies qui s’apprêtent à adresser la question ivoirienne,
doivent prendre en compte la mauvaise fois des différents
acteurs politiques ivoiriens dans leurs prochaines
recommandations ou résolutions. Pour sortir la Côte d’Ivoire
des griffes des bénéficiaires de la situation de ni guerre ni
paix, il faut être courageux, ferme et décisif. La nouvelle
Commission de Consolidation de la Paix de l’ONU pourrait également
être mise à contribution dans le processus de réconciliation
en Côte d’Ivoire.
Pendant les dernières consultations
de New York, les Représentants de DJCI ont également noté
l’intérêt grandissant et la disponibilité des diplomates
Onusiens pour le dossier ivoirien. Les membres de la société
civile ivoirienne guidés par l’impartialité et
l’objectivité dans les prises de position pour le retour
d’une paix durable ont été écoutés et entendus. «Je
voudrais exprimer ici ma gratitude aux quatorze des quinze
Missions comprenant le Conseil de Sécurité de l’ONU qui ont
bien voulu recevoir et discuter avec nos Représentants. Je les
remercie pour leur soutien, leur ouverture et leur engagement à
écouter le peuple de Côte d’Ivoire. C’est un pas important
à encourager» a conclu le Président de DJCI.
Fait à Abidjan, le 29 Juin 2006
La
Direction Générale de D.J.CI
P.O.Les Représentations Europe/Amérique
movdjci@aol.com
djci@cwps.org
djciparis@yahoo.fr
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