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Le
président-élu Nicolas Sarkozy : un nouvel espoir
pour les relations France/Afrique et la Côte
d’Ivoire? |
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Commentant les élections
présidentielles françaises, Modeste Gnamé Séri, Président de
Diaspora et Jeunesse de Côte d'Ivoire (DJCI), a dit qu’elles
constituaient un exemple de culture civique et démocratique pour
la plupart des Etats africains. Bien que l’écart du pourcentage
des voix entre les deux candidats ne soit pas trop important,
la victoire de Mr Nicolas Sarkozy est sans équivoque. Il est
accepté par tous comme le président démocratiquement élu pour
toute la nation Française. “Combien de candidats africains
auraient accepté le résultat des urnes comme l’a gracieusement
fait l’adversaire, Mme Ségolène Royal ainsi que ses supporters?”
s’est interrogé Mr Seri tout en souhaitant beaucoup de succès à
Mr Sarkozy, le nouveau leader de la France.
“L’élection de Nicolas
Sarkozy, à la Présidence de la république marque le début d’un
nouveau chapitre dans l’histoire de la France. Une nouvelle
génération de dirigeants est au pouvoir. Ceci est important pour
la France et ses partenaires, surtout pour l’Afrique
francophone” a affirmé Mr Séri depuis Abidjan.
Mr Sarkozy a bien déclaré
ses intentions de faire des reformes profondes en France. Ce
serait également l’occasion pour lui, de changer en profondeur
la politique française vis-à-vis de l’Afrique. “Nous espérons
que sous le nouveau Président, la France va mettre fin aux
vieilles pratiques nocives qui ont assez souvent caractérisé les
relations France-Afrique ces dernières décennies. Nous espérons
très sincèrement qu’à compter de maintenant, la France nous
traitera avec sincérité, honnêteté et respect, des qualités
essentielles pour le succès du nouveau partenariat recherché par
les deux parties”, a soutenu Mr Seri.
“Même si la future
politique africaine, partenaire important de la France n’a pas
été suffisamment élucidée pendant la campagne présidentielle ;
les mots prononcés par Mr Sarkozy, immédiatement après son
élection nous ont rempli d’espoir
pour l’avenir de nos relations. Nous voudrions croire en
la sincérité de sa déclaration” a ajouté Mr Seri,
encouragé par la référence faite par Mr Sarkozy à une nouvelle
communauté méditerranéenne qui doit désormais constituer
le trait d’union entre l’Afrique et l’Europe. “Pour moi, cette
adresse du Président-élu Sarkozy invite l’Europe à un nouveau
partenariat avec une Afrique de plus en plus mure. Nos
partenaires étrangers doivent comprendre qu’en cinq décennies
d’indépendance politique, nous avons eu le temps de nous éduquer
pour mériter une véritable indépendance économique, source de
meilleures conditions de vie”.
Notant le rôle non
négligeable de la France dans les forums internationaux (membre
influent de l’Union européenne et membre permanent du Conseil de
Sécurité des Nations Unies), Mr Seri soutient que cette
puissance doit continuer à apporter son appui au continent
africain en proie à de sérieuses difficultés. “Il ne suffira
plus de prendre quelques mesures conservatoires inadaptées aux
réalités pour arrêter la saignée de réfugiés politiques et
économiques africains en Europe, tous à la recherche d’un avenir
économique et d’une meilleure
sécurité. C’est pourquoi des mesures efficaces doivent etre
mises en œuvre pour assurer la bonne gouvernance en Afrique.
Cela pourrait encourager les candidats à l’émigration à rester
chez eux sans avoir à prendre des risques deshumanisants et
souvent tragiques. Le respect des lois, la fin de la corruption,
de l’impunité et l’arrêt immédiat de l’exploitation abusive de
nos richesses naturelles par les puissances étrangères sont des
recommandations capables de permettre l’avènement d’une future
société africaine juste, démocratique et prospère. Il est
également impératif que nos populations exigent l’avènement de
leaders soucieux de l’avenir de leurs nations respectives comme
c’est le cas en occident. Mais pour y parvenir, nous avons
besoin d’une société civile forte, capable d’assurer le
contrôle, la surveillance de la gestion de nos pays. Le succès
d’un tel engagement repose également sur le retrait du soutien
de nos partenaires étrangers (les dirigeants français et autres)
et de leurs multinationales aux gouvernements africains
corrompus, irrespectueux des droits humains et co-responsables
de l’extraction injuste et abusive de nos richesses naturelles”
a poursuivi Mr Séri.
Mr Séri espère que
sous Mr Sarkozy, la France mettra fin à ses anciennes
pratiques avec l’Afrique en optant pour un partenariat
honnête destiné à faire profiter à chacune des parties, des
retombés d’une coopération plus constructive. Le nouveau binôme
France/Afrique ne peut et ne doit ressembler à l’ancien ordre
qui consacrait l’impunité et le pillage du continent africain.
Le respect mutuel qui commande l’harmonie dans les relations
inter-Etats s’impose désormais entre la France et les pays
africains.
“La Côte d’Ivoire présente
une belle opportunité pour le gouvernement Sarkozy pour
commencer une nouvelle page dans les relations France-Afrique !
Les politiques des anciens gouvernements français vis-à-vis de
notre pays qui ont apporté tant de souffrances, des
incompréhensions et des excès parmi les dirigeants ivoiriens
doit urgemment être améliorée”, a insisté Mr Seri.
Actuellement, la Côte
d’Ivoire est à un tournant décisif de son histoire. Ses
populations extenuées par plusieurs années de souffrance placent
beaucoup d’espoir dans toutes les actions et les personnes qui
peuvent les aider à résoudre durablement et dans la justice, la
grave crise sociopolitique qui divise leur pays et amplifie
leurs frustrations.
« Malgré les commentaires
quelques fois insensés de nos dirigeants pourtant responsables
de graves violations des droits de l’homme, il faut noter que la
paix réelle ne se confond pas à l’injustice, à l’impunité, au
non respect des lois républicaines, au manque de transparence
dans la gestion publique, au népotisme et à l’arrogance », à
ajouté Mr Seri.
Il a réitéré la vision de
son organisation DJCI (voir
www.cwps.org) qui consiste en la mise en place d’un
gouvernement de transition composé d’honnêtes citoyennes et
citoyens, des technocrates soucieux du devenir de la nation,
capables de mettre fin aux frustrations et souffrances des
populations, et de reconstruire les institutions du pays. Un tel
gouvernement au delà du soutien des ivoiriens eux-mêmes, aura
besoin de celui d’une communauté internationale mieux structurée
et plus engagée. Le président Sarkozy pourrait inaugurer sa
nouvelle politique africaine en aidant la France à pleinement
jouer son rôle de leader au sein de l’Union Européenne et du
Conseil de Sécurité de l’ONU en défendant de façon constructive
et honnête le dossier ivoirien. « Tout ceci pourrait alors
permettre l’avènement d’une paix durable avec des institutions
républicaines légitimées par des
élections véritablement transparentes, justes et démocratiques.
Ceci pourra aussi assurer le
retour digne de notre pays sur la
scène internationale ».
Pour terminer, Mr Seri a
interpelé ses compatriotes à offrir ensemble à la Côte d’Ivoire
« un environnement sociopolitique détribalisé et décriminalisé
pour une alternance politique sans violence ».
Abidjan May 2007
Diaspora et Jeunesse de
Côte d’Ivoire (DJCI),
Président, Modeste Gnamé SERI
Contact :
movdjci@aol.com
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