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DECLARATION
DE D.J.CI
(Diaspora
& Jeunesse de Côte d’Ivoire) du
14 Juillet 2004
ACCRA
III OU LE PROLONGEMENT DE LA SOUFFRANCE DES POPULATIONS
IVOIRIENNES
Depuis
plusieurs mois, la situation politique nationale est bloquée.
Le
gouvernement issu des arrangements de Marcoussis ne fonctionne
plus. Les surenchères montent dans chaque camp pendant que le
peuple ivoirien souffre énormement.
Toutes
les tentatives de rapprochement des positions des “leaders”
politiques entreprises par la communauté internationale pour le
retour de la paix en Côte d’Ivoire sont restées vaines.
A
l’analyse de tous ces faits, nous avons vraiment
l’impression que la situation de ni paix, ni guerre arrange
les différents protagonistes mais surtout, le pouvoir central
d’Abidjan qui nous donne l’impression de se complaire dans
la tragédie.
Abidjan
continue de s’entêter à soutenir que la constitution
ivoirienne lui confère tous les pouvoirs alors qu’il sait très
bien que c’est cette même constitution injuste, votée sur 48
heures dans des conditions juridiquement et démocratiquement
douteuses pour ne pas dire calamiteuses qui a entrainé la
guerre. Cette guerre qu’il a été incapable de gagner ou de
prévenir par l’assainissement de l’environnement social,
politique, juridique par des lois justes et impersonnelles.
Le
Président Gbagbo Laurent, à l’issue du sommet de l’Union
Africaine à Addis-Abéba continue de faire croire aux ivoiriens
que l’intervention du Sécrétaire Général des Nations Unies
par rapport aux nombreuses modifications et manipulations des
constitutions par certains chefs d’Etat africains pour se pérenniser
au pouvoir s’adressait uniquement aux autres.
Depuis
son retour au pays, il soutient que cette phrase de Mr Kofi
Annan milite en sa faveur alors que lui-même a reconnu avoir
lutté, milité pour une constitution ivoirienne injuste éliminant
des adversaires politiques redoutés.
Oui,
la constitution de Côte d’Ivoire votée sous la ménace de la
baillonnette de feu, le général Robert Guéi avec la complicité
d’une vieille classe politique irresponsable, très corrompue
et sans répère, écarte de façon injuste la Diaspora
ivoirienne dans son ensemble (nous y reviendrons).
Pour
D.J.CI, tout ceci est une vraie abérration entretenue par
certains politiciens qui ont peur de la compétition.
Une
correction de notre constitution est donc plus qu’impérative
pour la réconciliation nationale.
Les
alliances diaboliques entre les différentes associations
criminelles appelées partis politiques et le vol à grande échelle
des denniers publics se poursuivent.
Les
ivoiriennes et ivoiriens exténués par deux ans de souffrance
extrême et plus d’une décennie de distraction collective
sont de plus en plus désabusés.
Dans
leur grande majorité, ils commencent à réaliser que la paix
est impossible avec le PDCI DE BEDIE, le FPI DE GBAGBO et le RDR
DE OUATTARA.
D.J.CI
(Diaspora & Jeunesse de Côte d’Ivoire) demande au peuple
ivoirien et à la communauté internationale de cesser
d’envisager l’avenir du pays avec ce trio infernal, criminel
et totalement dépassé.
La
seule voie capable d’offrir une paix sincère, durable et définitive
à la CI reste la retraite politique des trois.
Pour
la paix, il faut abandonner GBAGBO, BEDIE et OUATTARA au profit
d’un nouveau leadership représenté par une jeunesse
responsable, compétente et non impliquée dans le conflit
politico-militaire.
Le
mouvement de la Diaspora et de la Jeunesse de Côte d’Ivoire (D.J.CI),
offre cette nouvelle alternative.
Il
est temps, grand temps que l’age des dirigeants ivoiriens
respecte la pyramide des ages en CI.
Pour
une population estimée à environ 16 millions d’habitants,
l’espérance de vie ne cesse de baisser pour se retrouver à
environ 42 ans pendant que l’age moyen n’est que de 17,5 ans
(une vraie humiliation). Une population aussi jeune et
majoritaire (plus de 90% des ivoiriens ont moins de 40ans) ne
peut continuer d’être exploitée indéfiniment et assassinée
par des vieillards minoritaires, très corrompus et sans aucun
sens du Service Public (moins de 3% de la population ivoirienne
a plus de 60 ans. Les dirigeants et leaders politiques se
retrouvent dans cette catégorie).
A
cet instant, le peuple jeune de Côte d’Ivoire devrait réaliser
que le pouvoir pour lequel, Gbagbo, Bédié et Ouattara le
massacre lui revient de plein droit.
Avec
leur age largement au-delà de celui de la majorité des électeurs
et leur manque de sagesse et de vision politique qui ont conduit
à la déchirure, il faut les pousser à la retraite. Sans amour
pour le pays et son peuple, ils ne peuvent continuer d’être
nos élus. Ce sont des politiciens en déphasage total avec les
exigences de notre temps.
Nous
demandons de ce fait à toutes les composantes des communautés
installées en CI et éprises de paix, de s’organiser pour véhiculer
ce message d’espoir de D.J.CI.
Nous
Avons la ferme conviction que tous les amis de la Côte
d’Ivoire et la communauté internationale dans sa grande
majorité n’attendent que celà pour nous accompagner dans
notre recherche d’une paix sincère et durable.
Après
une analyse approfondie du conflit, tous, sommes persuadés
qu’il ne peut avoir une vraie réconciliation en Côte
d’Ivoire avec le FPI, le PDCI, le RDR et l’UDPCI.
Nous
devons donc prendre nos responsabilités pour que Gbagbo Laurent
soit le dernier des présidents de cette vieille génération de
politicards.
En
continuant de soutenir Gbagbo, Bédié et Ouattara, nous faisons
le choix de l’obscurantisme total, de la méchanceté gratuite
et de la mort collective.
Pour
D.J.CI, ACCRA III est déjà
un échec avant même d’avoir eu lieu.
Il suffit de
jeter un regard critique sur la position des différents acteurs
de la vie socio-politique ivoirienne pour déduire qu’ils se
rendent à une autre ballade de santé au Ghana, le 29 Juillet
prochain.
Aucun
compromis n’est possible entre ces trois formations politiques
bien que le PDCI d’Henri Konan Bédié et le RDR d’Alassane
Dramane Ouattara, les deux grands ennemis d’hier qui ont
conduit la Côte d’Ivoire à la guerre, militent actuellement
pour une entente de façade entre “houphouétistes” qui
n’avaient jamais pensé se retrouver dans l’opposition.
Affamés
pour n’avoir jamais envisagé la retraite ou l’alternance
politique (leurs seules qualifications restent l’exploitation
des richesses du pays à leur seul profit), ensemble, ils
combattent avec tous les moyens, l’ennemi momentanement commun,
Gbagbo Laurent avant de se livrer une autre guerre de leadership
tout aussi meurtrière que celle qu’ils nous font vivre en ce
moment précis.
Face
à ce comportement irresponsable de l’ensemble de la classe
politique nationale, seule la bonne foi et l’amour de la
patrie, vertues qui doivent habiter et guider la jeunesse et le
peuple jeune de Côte d’Ivoire pourront permettre le retour de
la paix qui s’est éloignée de cette terre d’espérance et
de l’hospitalité.
Face
à la mort quotidienne des populations, nous disons que la
distraction entretenue par cette vieille classe politique périmée ne peut continuer.
Tous,
rassemblons-nous dans D.J.CI pour sauver la Côte d’Ivoire des
complots de nos “politiciens” véreux.
Ainsi,
GBAGBO, BEDIE et OUATTARA, les vrais ennemis de la paix, ne
rassemblant plus personne, la Côte d’Ivoire pourra retrouver
son unité.
Peuple
de Côte d’Ivoire
traumatisé par un conflit inutile et meurtrier,
Jeunesse
ivoirienne
qui ne demande qu’à être éduquée, travailler et vivre dans
la dignité, l’heure de ton éveil a sonné.
Cesse
d’être le spectateur ou l’acteur inconscient de ta propre
mort et de celle du pays.
Commence
à être l’acteur principal du retour de la paix à travers
D.J.CI.
Abandonne
le suivisme alimentaire, raciste, réligieux et souviens-toi du
bon vieux temps.
Rappèles-toi
l’époque oú toutes les communautés vivaient en bonne
intelligence, c’est à dire dans la concorde, l’entente et
le partage, sur ce coin de terre appelé, Côte d’Ivoire.
Peuple
des zones forestières, des zones de savane, du nord, du sud qui
souffre du fait d’un conflit artificiellement entréténu par
une classe politique sans vertues morales, égoiste et très
incompétente; souviens-toi
de ton grand sens de l’hospitalité et de l’acceptation de
l’autre.
A
toi, le peuple frère venu d’ailleurs (communauté étrangère)
pour la réalisation du rêve ivoirien, continue de garder la sérénité
malgré toutes les formes de frustrations subies.
Rappèles-toi
qu’en Côte d’Ivoire, tu as toujours connu un peuple ouvert
et fraternel.
Tous,
vivions en bonne entente dans la paix, jusqu’à l’apparition brutale de certains individus sur la scène politique
en 1990.
Et depuis
cette date, ces manipulateurs et criminels nous opposent, nous
intoxiquent, nous assassinent.
Aujourd’hui,
notre cohésion si enviée par le reste du monde dans une
Afrique déchirée par des conflits et guerres insensés a
totalement disparu.
Nous
sommes dévenus les mêmes nègres incapables de dépassement et
prêts à s’entretuer sans raison valable pendant que les
autres exploitent abusivement nos richesses.
Grace
à nos “leaders” politiques qui se conduisent en chefs de
tribus plutôt qu’en hommes d’Etat rassembleurs des différentes
communautés; l’espoir que la Côte d’Ivoire avait offert à
tout le continent africain avec son ouverture sur l’extérieur
et la stabilité politique vécue au lendemain des indépendances
a également disparu. Pendant que dans les autres pays, hier,
jaloux de notre stabilité et de notre prospérité; la démocratisation
est une réalité et l’intégration des peuples une nécessité,
en Côte d’Ivoire, on s’enfonce dans une crise politico-identitaire
aux relents primitifs.
Aujourd’hui,
de par notre propre faute (soutien aveugle de nos politiciens médiocres
et égoistes), sommes passés du statut d’Etat exemplaire à
celui du pays à grands risques sur tous les plans:
-Social
(violation flagrante des droits de l’homme sur l’ensemble du
territoire, mort et misère généralisées),
-Economique
(fuite des opérateurs économiques, délocalisation de
certaines structures internationales),
-Juridique
(un appareil judiciaire partisan et très corrompu qui créé
les doutes sur les accusés au lieu de les dissiper pour aboutir
à des décisions justes et incontestables), …
D.J.CI
qui pense qu’il est encore temps de sauver le navire ivoire,
demande à tous et à toutes, de libérer nos pseudo-leaders
politiques qui pensent que de par notre militantisme irrationnel,
les avons pris en hotage. C’est à dire, qu’ils continuent
de bénéficier de notre soutien malgré la misère et la mort
brutale qu’ils nous servent au quotidien.
Face
aux nombreuses tentatives infructueuses de la communauté
internationale de réconcilier GBAGBO, BEDIE et OUATTARA,
tous,
devrions comprendre que la paix est impossible tant qu’ils
seront les principaux acteurs de la vie politique nationale. Ils
ne peuvent ramener la paix nécessaire au bonnheur collectif et
individuel.
En
poussant GBAGBO, BEDIE et OUATTARA à une ENTENTE DE FAÇADE,
nous ne faisons que prolonger la souffrance des populations et
différer la guerre civile.
Pour
prévenir le génocide, LA DIASPORA ET LA JEUNESSE RESPONSABLE
DE COTE D’IVOIRE, nous montrent de façon claire, la seule
voie à suivre.
Pour
le retour d’une paix sincère et durable entre toutes les
communautés,
D.J.CI
demande à tous et à toutes de désarmer nos coeurs, nos
esprits et de mettre à la poubelle, les cartes de membres du
FPI, du RDR, du PDCI, de l’UDPCI, … qu’elle qualifie
d’organisations tribales et criminelles, pour qu’ensemble
nous disions enfin:
¨
GBAGBO,
BEDIE ET OUATTARA, out (lire ahoute).
¨
Nous
sommes fatigués.
¨
Vous
n’êtes pas les seuls à même de diriger le pays.
¨
La
Côte d’Ivoire régorge d’autres compétences.
¨
Tous
les trois, vous n’êtes pas indispensables.
¨
Plus
grave, vous ne faites que la promotion de la médiocrité.
¨
Grace
à vous, la bonne moralité et le sens du Service Public ont
totalement disparu pour faire place au vol des denniers
publics, à la corruption à grande échelle et à la
compromission dégradante.
¨
Des
délinquants,tricheurs, voleurs, assassins, notoirement reconnus
sont faussement présentés comme des héros nationaux.
¨
Tous
et toutes, avons vraiment envie de vivre et voir nos enfants
grandir dans une Côte d’Ivoire réunifiée et réconciliée.
¨
Quittez
la scène politique dès aujourd’hui.
¨
Partez
! Et nous serons sauvés.
Nous vous
remercions.
New York, le
14 Juillet 2004
Signé,
Le
Président de D.J.CI
(Diaspora & Jeunesse de Côte d’Ivoire).
Modeste Seri Gnamé
P.O.
BOX 1001
New York, NY 10027
Tel/Fax:
212-283-8660 Email:
movdjci@aol.com
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