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Besoin
pressant d’un gouvernement neutre de transition
New
York, le 05 Octobre 2005
Depuis
bientôt un an, un plan de paix a été proposé par les
organisations D.J.CI et
CUP-CI afin de contribuer au retour de la paix en Côte d’Ivoire (voir
texte intégral sur le site www.cwps.org).
Cette
proposition a été reçue avec enthousiasme aussi bien en Côte
d’Ivoire qu’au-delà des frontières. Avec la situation de
plus en plus préoccupante, la sagesse enseignée dans ce plan
de paix, devrait emportée l’adhésion de tous.
Maintenant , il est
clair que l’autre alternative poursuivie jusqu’à ce jour
(les accords de Linas-Marcoussis et leurs dérivées) n’a pas
fonctionné.
La
proposition de D.J.CI et CUP-CI devrait être appliquée sans
attendre. Les conséquences d’un réfus d’appliquer cette
proposition pourraient être dramatiques pour la Côte
d’Ivoire et ses voisins.
Le
Plan de Paix de D.J.CI & CUP-CI recommande la mise en place
urgente d’un gouvernement de transition souténu par la
communauté internationale à travers l’ONU avec la coopération de l’Union Africaine.
Les
membres de cette nouvelle équipe gouvernementale devront être
des professionnels ivoiriens, non-partisans, intègres et non-impliqués
dans la destruction du pays.
La
mission principale de ce gouvernement de sauvegarde nationale
sera la sensibilisation des populations par rapport au climat
actuel de division, de haine et de violence politique qui a détruit
le pays. En créant l’espace nécessaire pour le retour de
l’harmonie, de la concorde et de la paix, les conditions
seront alors réunies pour la réconciliation nationale, la
reconstruction et le retour d’une société régie par des
lois justes et impersonnelles, c’est à dire
le retour à une vie démocratique.
Ce
ne sera qu’après cette étape décisive que la ténue d’élections
en Côte d’Ivoire aura un sens. Des
élections précipitées
dans les conditions actuelles d’occupation de 60% du
territoire national par une rébellion armée avec une
population civile divisée et prête à en découdre, ne
pourront qu’exacerber les clivages artificiellement entretenus
par des politiciens manipulateurs et populistes.
Le
30 Octobre 2005, le mandat du
président Gbagbo prend fin. S’attarder
sur son sort au-delà de cette date selon la lecture sélective
d’une Constitution conflictuelle, serait inscrire la Côte
d’Ivoire dans l’incertitude totale. Le président Laurent
Gbagbo et ses amis du G7, baptisés bloc rebelle ont eu 3 ans
pour s’entendre. Ils l’ont refusé et aujourd’hui, ils
optent tous pour la défiance mutuelle, la violence. Tous, ils
ont rusé avec le temps et les différents accords de paix, afin
de se retrouver dans l’impasse actuelle au grand dam
des populations civiles ivoiriennes.
Aujourd’hui,
le clan présidentiel et « les jeunes patriotes »
soutiennent le maintien de Gbagbo Laurent au pouvoir. Les
associations du G7 et les « Forces Nouvelles »
disent le contraire. Le vide constitutionnel créé par leur égoïsme
et leur immaturité politique risque de conduire aux
affrontements.
C’est
ici pour nous, l’occasion de souligner l’insuffisance des
Accords de Linas-Marcoussis qui, en occultant les vrais problèmes,
consacrent plutôt le partage du pouvoir politique et économique
aux seuls acteurs du conflit, responsables de graves violations
des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.
L’heure
est donc venue pour que la communauté internationale et les
initiateurs des nombreux accords de paix, envisagent d’autres
voies plus courageuses pour éviter l’embrasement de la sous-
région. Le moment est venu pour reconnaître
qu’à côté des acteurs du conflit, la Côte d’Ivoire
dispose des compétences nécessaires pour retrouver la paix
sans affrontement.
Il
est grand temps que l’ONU, l’Union Africaine, la CEDEAO, la
France, les USA, … soutiennent la promotion de nouvelles compétences
modérées, neutres et non- impliquées dans la destruction du
pays, pour asseoir les bases de la réconciliation nationale.
Dans
leur grande majorité, les populations ivoiriennes souhaitent la
paix. Cependant, pour qu’elle (la paix) soit sincère, durable
et définitive, elles ne l’envisagent pas à travers les 2 scénarios
suivants:
1-Une
transition sans Gbagbo et son clan, mais dirigée par les seules
associations du G7, consacrerait l’exclusion et conduirait
inexorablement aux affrontements. Ce schémas est suicidaire et
dangereux pour la stabilité et le retour de la paix.
2-
Une transition avec
Gbagbo et les dirigeants du G7 comme vice-présidents.
C’est ce qui est en place dépuis les accords de
Linas-Marcoussis, à la seule différence que Bédié et
Ouattara vont monter en première ligne pour mieux défendre
leur agenda personnel au détriment du pays. Restés à l’arrière
garde jusqu’à ce jour, ces deux “leaders” ont travaillé
contre la paix durant plus de 3 ans. Ce n’est donc pas leur sélection
dans la super-division en qualité d’adjoints à Gbagbo et
Soro qui va résoudre la crise. Ce cas de figure consacre le
status quo de ni paix ni guerre dans lequel le pays est installé
actuellement. Ce deuxième schémas également suicidaire
consacre l’impunité et l’instabilité en prolongeant la
souffrance des populations.
Après
l’échec des médiations et les nombreux sacrifices consentis
aussi bien par les populations ivoiriennes que la communauté
internationale, la meilleure voie pour remettre les acteurs et les victimes du conflit
en confiance, reste : la
mise en place d’un gouvernement neutre de transition ou de
sauvegarde nationale. Cette transition qui sera co-financée
par la Côte d’Ivoire et la communauté internationale devra
se faire sous l’égide de l’ONU et l’assistance de
l’Union Africaine. Elle aura pour objectif de ramener la
confiance dans le pays pour que le PDCI de Bédié, le FPI de
Gbagbo, le RDR de Ouattara (les belligérants actuels qui se
livrent une guerre sans merci dépuis plus d’une décennie) et
tous les autres acteurs politiques, compétissent loyalement
devant une population ivoirienne réconciliée et démocratiquement
mieux préparée dans un environnement apaisé.
Pour
l’application de cette proposition, la Constitution
conflictuelle de Côte d’Ivoire devra être suspendue.
C’est
donc pour la réussite de cette mission de la dernière chance
que D.J.CI et CUP-CI appèlent la communauté internationale à
s’engager courageusement dans la résolution du conflit. Le
Conseil de Sécurité des Nations Unies qui se réunit dans une
semaine pour la question ivoirienne et l’Union Africaine qui
se retrouve le 6 Octobre à son siège pour ce même dossier,
devront urgemment prendre les mesures suivantes :
(a)
accepter
le principe de la mise en place d’un gouvernement neutre de
transition pour préparer les élections. Et, préparer
les élections sous-entend : mettre en place une administration
de sauvegarde nationale, promouvoir la réconciliation, conduire
les campagnes d’éducation civique et réparer les
institutions de l’Etat, etc.
(b)
renforcer
le mandat de la Mission de l’ONUCI dont la durée devra nécessairement
couvrir la période de consolidation de la paix ;
(c)
décider
de l’augmentation substentielle des troupes Onusiennes de
maintien de la paix.
Il
n’y a plus de temps à perdre si nous voulons réellement éviter
l’explosion de la poudrière ivoirienne qui risque
d’embraser toute la région.
Que
Dieu nous inspire tous pour préserver la Côte d’Ivoire et sa
région du chaos.
Modeste
Seri,
Président
D.J.CI (Diaspora & Jeunesse de Côte d’Ivoire)
CUP-CI (Citoyens pour l’Unité et la Paix en Côte
d’Ivoire).
Contact email: movdjci@aol.
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