Le Président de DJCI* Modeste Seri  salue la décision de

Washington concernant la crise en Côte d’Ivoire

10 février 2006,

            Nous saluons le décret signé par le Président Bush pour l’application des sanctions des Nations Unies à l’encontre de tous ceux qui entravent le processus de paix, ceci pour mettre fin à plus de 5 années de conflit en Cote d’Ivoire. Un pays qui fut jadis prospère et qui est maintenant en ruine. Selon les informations rapportées par la presse, le Président Bush considère que ces entraves «  constituent une menace grave à la Sécurité Nationale Américaine et à sa politique étrangère ». En effet ! Le conflit ivoirien est une grande menace non seulement pour la sécurité Américaine, mais aussi pour la paix et la sécurité de plus de 100 millions de personnes dans plusieurs pays de toute la région de l’Afrique de l’Ouest.

            Cependant, nous regrettons que les dernières sanctions prises par les Nations Unies ne soient pas suffisantes. Pour qu’elles soient justes et acceptables, elles devraient aussi viser tous le membres de la classe politique ivoirienne responsables des violences et des violations des droits de l’homme dans le pays. Pour que ces sanctions aient un minimum d’effets, la France et ses partenaires de l’union Européenne  ainsi que les membres de l’Union Africaine impliqués dans le processus de paix devraient suivre l’exemple des Etats-Unis en appliquant ces sanctions aux vrais auteurs des souffrances des populations civiles ivoiriennes. Il faut éviter certaines décisions qui pourraient être jugées injustes par une partie des populations.

            La Résolution 1633 du Conseil de Sécurité de l’ONU d’octobre dernier a établi la feuille de route pour le processus de paix. Plus de quatre mois se sont déjà écoulés et les progrès sont plus lents que prévus. DJCI n’a pas cessé de lancer un appel pour une forte implication de la communauté internationale en faveur de la recherche de la paix dans le pays. Nous pensons que le moment est venu pour une meilleure implication de l’ensemble de la communauté internationale dans le processus de paix dans la mesure où nous doutons de la sincérité de la classe politique ivoirienne pour le respect de la Résolution 1633 et la réussite de la nouvelle transition. Nous réitérons donc notre appel en faveur de la paix en Côte d’Ivoire. En donnant un mandat plus large aux forces de maintien de la paix des Nations Unies et en augmentant suffisamment leur nombre, la rébellion ivoirienne pourrait être effectivement et efficacement désarmée. Une paix durable capable d’éviter une catastrophe majeure en Afrique de l’Ouest est envisageable, à condition d’accompagner ces mesures par un engagement profond pour le rétablissement de la paix. La nouvelle Commission de maintien de la Paix des Nations Unies nous semble appropriée pour conduire une telle mission. Le Plan de Paix de DJCI  qui a été élaboré pour la première fois il y a un peu plus d’un an et réactualisé tout récemment (voir www.cwps.org), fournit les grandes lignes de notre vision à ce sujet.

            Bien qu’encouragés par l’engagement du Président Bush par rapport à la gravité de la situation ivoirienne ; nous ne pouvons nous empêcher de regretter la position des Etats-Unis qui se sont opposés récemment à la requête du Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan qui sollicitait une augmentation urgente du  nombre des soldats de l’ONUCI. Nous répétons encore une fois de plus que les enjeux en Côte d’Ivoire sont trop élevés pour que la communauté internationale ne s’engage pas à fond. Nous comprenons la méfiance naturelle des pays donateurs, principalement les Etats-Unis, à supporter les coûts supplémentaires associés au renforcement de la présence de l’ONU en Côte d’Ivoire. Cependant, un investissement adéquat au profit de la force de maintien de la paix en ce moment et suivi des actions de consolidation de la paix, éviterait de plus grandes dépenses dans le futur au cas où la situation dégénérait et affectait toute l’Afrique de l’Ouest.

            Depuis Abidjan où il constate un support public croissant en faveur de la vision de DJCI, le Président Modeste Gnamé Seri a dit : « Nous faisons appel au gouvernement américain pour prendre toutes les mesures nécessaires afin que l’ONU dispose de tous les moyens lui permettant d’accomplir sa mission avec succès en Côte d’Ivoire, en rétablissant une paix durable et en empêchant une grande catastrophe de se produire en Afrique de l’Ouest. Les Nations Unies avec le soutien des populations ivoiriennes, peuvent y arriver si l’on leur donne les moyens pour le faire ». « C’est le moment d’agir avec fermeté ! », a rajouté M. Séri.

Contact : modestseri@aol.com ou djciabidjan@yahoo.com



* DJCI est une organisation-réseau qui a été initiée par la diaspora ivoirienne en coopération avec des intellectuels de la jeunesse locale ivoirienne et d’autres personnes à l’esprit démocratique. CUP-CI est un mouvement de la société civile ivoirienne. Elles sont totalement engagées à inclure tout groupe social aussi bien ethnique que religieux, avec le but de:(1) mettre fin à la violence politique artificiellement générée; et (2) informer la population sur les changements nécessaires pour mettre en place une véritable démocratie basée sur l’unité nationale. Elles ont été créés par de jeunes ivoiriens sous la présidence de M. Modeste Gnamé Seri.