Le President de DJCI et CUP-CI soutient le rapport de International Crisis Group sur la Côte d’Ivoire 

New York, le 27 Mars 2005

Modeste Séri, Président des ONG D.J.CI et CUP-CI félicite l’ONG International Crisis Group (ICG) pour son dernier rapport intitulé Côte d’Ivoire, le Pire est à craindre.   

“Comme nous n’avons cessé de le dénoncer dépuis plusieurs mois déjà, l’ensemble de la classe politique dans notre pays se moque de la communauté internationale et des populations ivoiriennes en prétendant travailler au respect et à l’application des accords de paix de Linas Marcoussis et d’Accra III. Le temps est venu pour nos populations qui souffrent énormement du fait d’une guerre inutile et pour la communauté internationale de mettre la pression sur toutes les parties ivoiriennes pour le respect des engagements pris. Dans le cas échéant comme l’a si bien souligné l’ONG ICG, la Côte d’Ivoire va droit à une guerre civile très couteuse en vies humaines et économiquement dévastatrice pour l’ensemble de la sous région Ouest Africaine.” a affirmé Mr Séri qui dit être également du même avis que ICG dans ses recommandations de voir la communauté internationale à travers l’Union Africaine en partenariat avec la CEDEAO et l’assistance de l’ONU et de l’Union Européenne, s’impliquer vigoureusement dans l’adoption des réformes constitutionnelles et l’organisation des scrutins présidentiel et parlementaire sous un mandat plus robuste des Nations Unies.

Cépendant, les mesures proposées par ICG nous semblent insuffisantes pour une paix durable conduisant à la démocratie recherchée par les populations. Des efforts supplémentaires sont nécessaires. Mr Séri soutient qu’après plusieurs années de promotion de la violence ethno-réligieuse par des politiciens peu soucieux du bien être des populations, une période de désintoxification est nécessaire pour atténuer les effets du poison de la haine injecté aux différentes communautés et qui a fini par détruire le tissu social et compromettre dangeuresement la stabilité des institutions de l’Etat.

Au delà du programme de DDR (désarmement, démobilisation et réintégration ou réinsertion des combatants) à réaliser sous la supervision de la communauté internationale, une importante campagne d’éducation civique est impérative pour rappeler aux populations les principes de base de l’acceptation de l’autre dans la différence ethnique et réligieuse ainsi que le respect des lois de la république et les règles de la démocratie.

Les dommages causés aux institutions de l’Etat sont considérables et méritent réparation.

L’inadéquation de l’architecture étatique fortement centralisée pour des populations aux coutumes différentes et que nous considérons également comme l’une des causes des problèmes actuels doit être adressée.

La rédaction et l’adoption d’une nouvelle constitution fédérale qui délègue le pouvoir aux différentes régions et différents groupes qui composent l’Etat de Côte d’Ivoire nous semble appropriée pour un développement équilibré comme le souligne bien le Plan de Paix rendu public dépuis Décembre 2004 par les ONG D.J.CI et CUP-CI.

“Le nouveau mandat du Conseil de Sécurité de l’ONU plutôt qu’un simple renforcement des troupes d’interposition, devra aller plus loin. Et comme le suggère le rapport de ICG, une nouvelle approche dans la résolution de la crise ivoirienne est nécessaire.

Un engagement ferme de tous à présent, pourrait permettre de prévenir le chaos en Côte d’Ivoire. En Afrique, nous n’avons plus besoin d’un autre Ruwanda. Nos populations décimées par le SIDA, les autres pandémies et les guerres fratricides artificiellement entretenues, ont besoin de paix pour ensemble engager le combat de la réduction de la pauvreté” a conclu Mr Séri.

Pour plus de commentaires, contacter Dr Federer à : djci@cwps.org

Tel: 11212 579 4206

D.J.CI is an umbrella organization bringing together Ivorian civil society groups. It was initiated by the Ivorian diáspora together with members of local Ivorian better-educated youth. CUP-CI is a fast-growing citizen movement in the Ivory Coast. Both are committed to total ethnic and religious inclusiveness. They aim to: (1) end the current artificially generated political violence, and (2) educate the population about the changes needed to develop a genuine democracy based on national unity.