Le
President de DJCI et CUP-CI soutient le rapport de International
Crisis Group sur la Côte d’Ivoire
Modeste Séri, Président
des ONG D.J.CI et CUP-CI félicite l’ONG International Crisis
Group (ICG) pour son dernier rapport intitulé Côte
d’Ivoire, le Pire est à craindre.
“Comme nous n’avons
cessé de le dénoncer dépuis plusieurs mois déjà,
l’ensemble de la classe politique dans notre pays se moque de
la communauté internationale et des populations ivoiriennes en
prétendant travailler au respect et à l’application des
accords de paix de Linas Marcoussis et d’Accra III. Le temps
est venu pour nos populations qui souffrent énormement du fait
d’une guerre inutile et pour la communauté internationale de
mettre la pression sur toutes les parties ivoiriennes pour le
respect des engagements pris. Dans le cas échéant comme l’a
si bien souligné l’ONG ICG, la Côte d’Ivoire va droit à
une guerre civile très couteuse en vies humaines et économiquement
dévastatrice pour l’ensemble de la sous région Ouest
Africaine.” a affirmé Mr Séri qui dit être également du même
avis que ICG dans ses recommandations de voir la communauté
internationale à travers l’Union Africaine en partenariat
avec la CEDEAO et l’assistance de l’ONU et de l’Union
Européenne, s’impliquer vigoureusement dans l’adoption des
réformes constitutionnelles et l’organisation des scrutins présidentiel
et parlementaire sous un mandat plus robuste des Nations Unies.
Cépendant, les mesures
proposées par ICG nous semblent insuffisantes pour une paix
durable conduisant à la démocratie recherchée par les
populations. Des efforts supplémentaires sont nécessaires. Mr
Séri soutient qu’après plusieurs années de promotion de la
violence ethno-réligieuse par des politiciens peu soucieux du
bien être des populations, une période de désintoxification
est nécessaire pour atténuer les effets du poison de la haine
injecté aux différentes communautés et qui a fini par détruire
le tissu social et compromettre dangeuresement la stabilité des
institutions de l’Etat.
Au delà du programme de
DDR (désarmement, démobilisation et réintégration ou réinsertion
des combatants) à réaliser sous la supervision de la communauté
internationale, une importante campagne d’éducation civique
est impérative pour rappeler aux populations les principes de
base de l’acceptation de l’autre dans la différence
ethnique et réligieuse ainsi que le respect des lois de la république
et les règles de la démocratie.
Les dommages causés aux
institutions de l’Etat sont considérables et méritent réparation.
L’inadéquation de
l’architecture étatique fortement centralisée pour des
populations aux coutumes différentes et que nous considérons
également comme l’une des causes des problèmes actuels doit
être adressée.
La rédaction et
l’adoption d’une nouvelle constitution fédérale qui délègue
le pouvoir aux différentes régions et différents groupes qui
composent l’Etat de Côte d’Ivoire nous semble appropriée
pour un développement équilibré comme le souligne bien le
Plan de Paix rendu public dépuis Décembre 2004 par les ONG
D.J.CI et CUP-CI.
“Le nouveau mandat du
Conseil de Sécurité de l’ONU plutôt qu’un simple
renforcement des troupes d’interposition, devra aller plus
loin. Et comme le suggère le rapport de ICG, une nouvelle
approche dans la résolution de la crise ivoirienne est nécessaire.
Un engagement ferme de
tous à présent, pourrait permettre de prévenir le chaos en Côte
d’Ivoire. En Afrique, nous n’avons plus besoin d’un autre
Ruwanda. Nos populations décimées par le SIDA, les autres pandémies
et les guerres fratricides artificiellement entretenues, ont
besoin de paix pour ensemble engager le combat de la réduction
de la pauvreté” a conclu Mr Séri.
Pour
plus de commentaires, contacter Dr Federer à : djci@cwps.org
Tel:
11212 579 4206
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