Déclaration
du Président de DJCI et CUP-CI à propos des accords de Paix de
Prétoria du 6 Avril 2005
Modeste Seri, Président
des organisations de la société civile ivoirienne D.J.CI et
CUP-CI
exprime sa gratitude à son Excellence Mr Thabo Mbeki, Président
de l’Afrique du Sud pour les nombreux efforts déployés afin
d’obtenir des différentes factions de la crise ivoirienne la
signature d’un accord de Paix.
Maintenant, il reste à
voir juqu’à quel point les signataires respecteront les
derniers engagements pris.
Aujourd’hui en Côte
d’Ivoire, nous sommes de plus en plus unanimes sur le fait que
la politique de la haine et de l’exclusion qui guide le
comportement des uns et des autres, la poursuite exclusive des
interets strictement personnels par les politiciens, a
serieusement détérioré la cohésion sociale. Egalement, les
institutions de l’Etat qui sont censées protéger les lois républicaines
sont entièrement corrompues. Dans notre pays, l’arbitraire
semble être la règle d’or. Pour mettre fin à la culture de
l’impunité qui met en danger la survie de la nation, une réconcilaiation
dans la vérité et la justice s’impose à tous.
“Comment peuvent les auteurs directs de la tragédie
nationale arriver à réaliser les changements profonds nécessaires
à la restoration d’une paix durable?” S’est interrogé Mr
Séri.
Pour le retour de la
paix, il faudrait aller au-delà de la signature des morceaux de
papier à Pretoria/Tshwane. En plus de la volonté réciproque
de réconciliation qui devrait venir du fond du coeur de chacun
des acteurs du conflit, une honnête et meilleure compréhension
de la notion de leadership s’impose à tous les politiciens
ivoiriens. A l’analyse de la situation socio-politique en
cours, la Côte d’Ivoire a plus que besoin de dirigeants guidés
par le soucis de servir leur pays dans l’honnêteté, la
responsabilité et conscients de la souffrance de leurs
concitoyens. “Les différentes interpretations faites déjà
des Accords de Pretoria par les uns et les autres, nous poussent
à soutenir que le changement de comportement attendu de la
classe politique ivoirienne par tous, risque de ne jamais venir”,
a poursuivi Mr Séri.
La période actuelle
nous semble appropriée pour prendre toutes les actions
correctives en profondeur pour éviter la répétition des
erreurs du passé. Placer trop d’espoir dans un Accord qui
fait déjà l’objet d’interpretations contradictoires par
ses propres signataires et leurs supporters nous semble
insuffisant.
Dans une situation aussi
volatile que celle de la Côte d’Ivoire, la recherche d’une
paix définitive devrait continuer de guider et bénéficier du
soutien total de l’ensemble de la communauté internationale.
Une présence accrue et continue de la mission de paix de
l’ONU est plus que nécessaire. Afin de prévenir le chaos en
Côte d’Ivoire et dans la région, l’ONU de concert avec les
organisations régionales telles, l’Union Africaine et la
CEDEAO avec le soutien de l’Union Européenne éventuellement,
devrait s’impliquer davantage dans le processus de paix en
cours comme le suggèrent les ONG D.J.CI/CUP-CI dans leur plan
de paix rendu public en Décembre 2004.
Pour commentaires et information contacter Dr Federer,
Email: djci@cwps.org
Tel: 1 212 579 42 06
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