Face au chaos, le Président de D.J.CI lance un appel
Nous,
ivoiriens de la Diaspora sommes de plus en plus inquiets face à
la dégradation catastrophique de la situation sécuritaire dans
notre pays .La destruction continue de la Côte d’Ivoire sous l’actuel
gouvernement
de réconciliation
nationale est en train de conduire notre pays et
l’ensemble de la sous-région à
une catastrophe sans précédant. Notre pays, synonyme de
stabilité et de succès économique jusqu’à une date encore
récente est aujourd’hui le premier des Etats en faillite dans
le monde selon les experts en la matière.
Les
ivoiriens de la Diaspora, moins exposés au climat d’insécurité
généralisée, d’intimidation et de manipulation, promu aussi
bien par le clan présidentiel que les opposants politiques dans
le pays, entrevoient plus clairement le désastre qui se profile
à l’horizon. Une grande partie de la population à l’intérieur
du pays, ceux-là qui souffrent directement des conséquences du
conflit armé sont conscients et plus qu’inquiets du péril
qui guète la nation toute entière. Les autres, victimes de
l’irresponsabilité, de l’égoisme et des manipulations de
la classe politique traditionnelle, prennent plus de temps à réaliser
l’avenir macabre auquel ils devront faire face très bientôt
si des mesures correctives ne sont pas prises dans l’urgence.
Certains dans cette deuxième et dernière catégorie
continuent de croire au message de haine, d’exclusion et de
violence défendu par leurs “leaders” dans leurs efforts désespérés
de maintenir le soutien de certains segments de la population
sous informée.
Mais
pour combien de temps cette pratique tiendra encore?
L’économie
ivoirienne est en faillite, la cohésion sociale a été détruite,
les institutions de gouvernance du
pays ne fonctionnent plus. La justice est absente, les lois ne
sont pas respectées, les infrastructures scolaires et les
services de santé publique sont dans un délabrement avancé,
la sécurité est et la corruption généralisée gouverne les
comportements. La vie à l’exception de “l’élite” au
pouvoir (FPI et G7 confondus) rhyme dangeureusement avec insécurité,
pauvreté et précarité pour la majorité des populations.
Pourquoi
devrions-nous continuer à accepter cet état de fait sans réagir?
Devons-nous
attendre qu’arrive la grande catastrophe, un génocide à la
Ruwandaise, destructeur de notre pays avant de réagir pour
restaurer la Paix ?
(Cette Paix, hier prétendument assimilée au comportement des
ivoiriens par certains politiciens?)
Je
pense que non!
C’est
maintenant qu’il faut agir.
Il
faut dire non à la follie qui s’est emparée de certains
d’entre nous, pendant qu’il est encore temps.
Réfusons
d’être des victimes de la diabolisation mutuelle, de la
division, de la haine et de la manipulation politicienne!
Ensemble,
reconnaissons courageusement l’état de crise grave dans
lequel se trouve notre pays. Arretons
de toujours blamer les autres (les profiteurs extérieurs de
notre mésentente) et commençons à réaliser que seuls nous,
nous, ivoiriens, devons et pouvons guerrir notre société et
sauver notre pays en nous parlant franchement entre frères et
soeurs pour aboutir à une réconciliation vraie.
D.J.CI
invite de ce fait les ivoiriennes et les ivoiriens de la
Diaspora et ceux restés sur place en Côte d’Ivoire, à
regarder la réalité du pays en face. Nous devons nous unir
dans la paix entre frères et soeurs pour sauver notre bien
commun, la Côte d’Ivoire agonisante. Cette union devrait nous
pousser à soutenir les efforts de nos concitoyens restés sur
place et qui essaient de se réconcilier dans l’unité et la
paix malgré toutes les ménaces des ennémis du retour de cette
paix. Joignons-nous les uns aux autres pour soutenir les
nombreux efforts des ONG neutres et encore actives dans le pays.
CUP-CI (Citoyens pour l’Unité et la Paix en Côte d’Ivoire)
en est un exemple. Ensembles, aidons les membres de ces ONG indépendantes
des acteurs de la crise dans leur mission noble de la promotion
de la réconciliation et de l’éducation civique offerte aux
populations sur une base inclusive, c’est à dire sans
distinction d’origine, d’ethnies ou de réligions.
En
éduquant les populations sur les valeurs de la démocratie,
nous aurons aidé à construire le futur pour la paix et la
maturité politique que nous souhaitons pour notre pays. Un
futur qui sera gouverné par le respect des lois républicaines,
un futur ou la justice et l’égalité des chances pour tous
seront une réalité. Ce futur nous permettra de construire une
société ivoirienne plus inclusive, prospère et mature dont
nous rêvons tous.
Ayons
tous le courage de reconnaitre que les élections improbales
d’Octobre 2005 (les conditions n’étant pas réunies)
auxquelles certains veulent contraindre le pays, sont sans
issues et risquent de conduire à une fracture plus profonde si
elles ne sont pas précédées par une campagne d’éducation
civique et de sensibilisation des différentes communautés sur
l’ensemble du territoire national réunifié.
Pour
réparer les nombreux dommages causés au pays et à ses
populations, nous devons soutenir également l’idée de la
mise en place d’un
nouveau gouvernement de transition (l’actuel ayant échoué)
dirigé par une équipe d’hommes et de femmes intègres et
compétents, prêts à proscrire les vilains comportements
d’hier et d’aujourd’hui pour servir leur pays avec honnêteté
et dévouement. Cette nouvelle équipe composée de compétences
locales modérées et de professionnels la Diaspora, devra être
à mesure de résister à l’enrichissement illicite
et personnel, et disposée à travailler pour l’avènement
d’une Côte d’Ivoire nouvelle avec un pouvoir fortement décentralisé
(voir Plan de Paix D.J.CI/CUP-CI de Décembre 2004*
disponible sur le site www.cwps.org).
Nous
aurons également besoin du soutien de la communauté
internationale pour assurer la sécurité et la bonne marche de
cette nouvelle équipe de transition. Le soutien extérieur sera
également indispensable en termes de ressources et de compétences
pour nous aider à surmonter les insuffisances qui se présenteront.
C’est certainement de cette seule façon que nous pourrions
finalement réaliser le retour de la paix, puis l’indépendance
véritable de notre pays par une maturité politique et
administrative accrue nécessaire au renforcement de la présence
de la Côte d’Ivoire dans le concert des nations. Cette indépendance
se confirmera par notre force et notre expertise à résister à
la domination et à l’exploitation abusive de nos richesses
par des mains extérieures comme cela est le cas plus
aujourd’hui qu’ hier. (Certains nouveaux venus dans le règlement
de notre conflit seraient en train de jouer sans aucun scrupule,
le rôle de faux amis très/dés-interessés).
A
cette période critique de notre histoire,
j’en appèle à votre sens patriotique (un patriotisme
intégrant, non-violent mais tenant compte des contraintes de la
globalisation), frères et soeurs ivoiriens pour ensemble réfléchir
sur le devenir de notre nation. Tous, rassemblons nous pour la réconciliation
dans l’unité. Abandonnons tous les vilains sentiments qui
nous poussent à la division. Inspirons nous de nos erreurs pour
mieux redéfinir ensemble les contours d’un futur bati sur la
vérité, l’amour et la justice. Mettons nos différences de côté
et faisons la promotion de ce que nous avons en commun.
Toutes
et tous, ensemble, commençons dès aujourd’hui de l’intérieur
du pays comme de l’extérieur, à jeter les bases d’un
avenir plus radieux pour la Côte d’Ivoire, pour nous-mêmes
et pour nos enfants.
S’engager
dès à présent sur cette voie du pardon et de la réconciliation
dans la vérité et la justice me semble être la seule voie de
salut pour tous.
Que
Dieu, protège les populations de Côte d’Ivoire.
Je
vous remercie.
Modeste
Seri,
Président
DJCI
(Diaspora & Jeunesse de Côte d’Ivoire) et
CUP-CI (Citoyens pour l’Unité et la Paix en Côte
d’Ivoire).
Email : movdjci@aol.com
Tel/Fax : 1-212-283-8660
*
Plan de Paix et autres documents à consulter sur le site
web www.cwps.org
|